
"Monsieur le Premier ministre,
La France traverse une crise politique d’une exceptionnelle gravité. Chacun doit ici en prendre la mesure.
Après les émeutes dans les banlieues au mois de novembre, la crise du CPE tout au long de ces dernières semaines, voilà maintenant l’affaire clearstream.
Au-delà de son dénouement judiciaire qui viendra –et le plus tôt sera le mieux- elle révèle d’ores et déjà un climat détestable au sommet de l’Etat fait de suspicion, de manœuvre, de manipulations, de coups tordus. Rendez-vous compte, Monsieur le Premier ministre, vous êtes obligé aujourd’hui de nier avoir diligenté des enquêtes sur le numéro deux de votre propre gouvernement, lequel engage une procédure qui aboutit à mettre en cause le chef du gouvernement, c’est-à-dire vous-même.
Plus grave encore, les services de renseignement se retrouvent utilisés, voire instrumentalisés, à des fins qui n’ont que peu à voir avec leur mission. Les bureaux de la Ministre de la Défense sont perquisitionnés ; de hauts commis de l’Etat sont interrogés, en attendant votre audition par la Justice.
L’image de la France est gravement altérée et la confiance de la Nation en ses dirigeants est ruinée. Comment l’Etat a-t-il pu tomber si bas ?
C’est une responsabilité collective. Elle relève d’abord du Président de la République qui ne peut rester silencieux. Elle est aussi la vôtre comme celle du Président de l’UMP ainsi que celle de toute sa majorité. Mais une chose est sûre : il n’est plus possible d’en rester là et de faire supporter au pays une telle situation qui altère l’esprit même de nos institutions.
Une seule question alors : quand allez-vous en tirer les conséquences ?"
L'affaire évolue de jour en jour : n'hésitez pas à consulter le site du journal Le Monde
La France traverse une crise politique d’une exceptionnelle gravité. Chacun doit ici en prendre la mesure.
Après les émeutes dans les banlieues au mois de novembre, la crise du CPE tout au long de ces dernières semaines, voilà maintenant l’affaire clearstream.
Au-delà de son dénouement judiciaire qui viendra –et le plus tôt sera le mieux- elle révèle d’ores et déjà un climat détestable au sommet de l’Etat fait de suspicion, de manœuvre, de manipulations, de coups tordus. Rendez-vous compte, Monsieur le Premier ministre, vous êtes obligé aujourd’hui de nier avoir diligenté des enquêtes sur le numéro deux de votre propre gouvernement, lequel engage une procédure qui aboutit à mettre en cause le chef du gouvernement, c’est-à-dire vous-même.
Plus grave encore, les services de renseignement se retrouvent utilisés, voire instrumentalisés, à des fins qui n’ont que peu à voir avec leur mission. Les bureaux de la Ministre de la Défense sont perquisitionnés ; de hauts commis de l’Etat sont interrogés, en attendant votre audition par la Justice.
L’image de la France est gravement altérée et la confiance de la Nation en ses dirigeants est ruinée. Comment l’Etat a-t-il pu tomber si bas ?
C’est une responsabilité collective. Elle relève d’abord du Président de la République qui ne peut rester silencieux. Elle est aussi la vôtre comme celle du Président de l’UMP ainsi que celle de toute sa majorité. Mais une chose est sûre : il n’est plus possible d’en rester là et de faire supporter au pays une telle situation qui altère l’esprit même de nos institutions.
Une seule question alors : quand allez-vous en tirer les conséquences ?"
L'affaire évolue de jour en jour : n'hésitez pas à consulter le site du journal Le Monde
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Le Monde.fr publie l'essentiel de la déposition du général Rondot du 28 mars 2006 devant les juges d'instruction. Matignon dénonce "l'exploitation faite à nouveau par le journal "Le Monde" de propos tronqués".
Verbatim La déposition du général Rondot
Décryptage Les propos qui mettent en cause Villepin
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À la veille de l’examen devant l’Assemblée nationale de la loi sur l’eau, le groupe socialiste a déposé à l'initiative de Christian Paul, député de la Nièvre, une proposition de résolution tendant à la création d’une commission d’enquête parlementaire « chargée d’évaluer les pratiques de gestion du service public de l’eau et de l’assainissement et de faire la transparence sur les prix facturés aux usagers ». (