Au service des Valdoisiens !



Lettre de Didier Arnal aux élus du Val d'oise

Depuis mon élection comme président du Conseil général, j'ai souhaité vous rendre compte régulièrement de mon action.
a l'heure où nos collectivité sont confrontées à des choix difficiles pour préparer leurs budgets 2009, il me paraît important de vous tenir informé(e) de nos propres choix afin que vous puissiez mieux anticiper leur impact sur le partenriat avec vos communes ou établissemnts publics. (...)

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En juin 2004, le groupe socialiste déposait une motion concernant les fonds sociaux des cantines. 18 mois plus tard, le groupe présentera lors de la séance de vendredi une question d’actualité visant à connaître l’état d’avancement de ce dossier et les projets du Conseil général du Val d’Oise.

Question d’actualité, groupe socialiste,  séance publique du 16 décembre 2005

« Monsieur le Président,

Le 18 juin 2004, le groupe socialiste vous demandait la mise en place d’une aide à la demi-pension dans les collèges du Val d’Oise comme le font la grande majorité des Conseils généraux d’Ile-de-France : Val de Marne, Essonne, Seine-et-Marne, Hauts-de-Seine et récemment Seine-saint-Denis. Ainsi, dans ce dernier département, un budget de 2 millions d’euros a été prévu pour le premier trimestre scolaire 2005, ce qui a permis une baisse d’environ 17% du prix de la cantine.

Vous avez souhaité, qu’autour de la commission éducation, notre collectivité mène une réflexion d’ensemble sur la restauration scolaire. Les premières conclusions qui viennent de nous être livrées sont édifiantes : en terme de fréquentation, la très grande majorité des collèges de l’est du Val d’Oise et des rives de Seine n’atteignent pas 30%. Et pour prendre le seul exemple de Garges-lès-Gonesse, ses 4 collèges voient leur fréquentation culminer de 4 à 13% !
 Depuis la rentrée, à chaque conseil d’administration nous sommes interpellés sur la situation dramatique des fonds sociaux et notamment le fond social « cantine ». L’Etat se désengage : dans la loi de finance 2006, il est inscrit une ligne budgétaire de 57.1 millions d’euros, en recul de 13.6% par rapport à 2004.

Le budget 2006 de notre collectivité, dont nous débattons aujourd’hui, n’a pas tenu compte de cette situation dramatique. La restauration scolaire est désormais une compétence à part entière du département. En ce sens, notre département, dont on vous rappelle qu’il est le plus jeune de France, doit s’engager au près des collégiens et de leurs familles pour qu’aucun élève ne soit exclu de la demi-pension pour des raisons financières.

Depuis 18 mois le problème est posé, il s’aggrave, nous vous demandons d’y apporter une réponse. »
Mardi 13 décembre 2005
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Télécharger le numéro du 6 décembre 2005 du magazine des députés socialistes : "Tribunes Socialistes".
Au programme : un dossier sur l’égalité des chances, les propositions de lois et questions au gouvernement, des décriptages, des portraits...


Lundi 12 décembre 2005
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ARTICLE DE L'ECHO REGIONAL DU 24 NOVEMBRE 2005



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Vendredi 9 décembre 2005
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PARIS, 28 nov 2005 (AFP) - Le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault, a exhorté lundi la majorité à abroger un article de loi qui "réhabilite le bon temps de la coloniale".
"Nous tendons la main à la majorité et au gouvernement. Notre initiative n'est pas un règlement de compte politique. Elle ne rejoue pas les guerres coloniales", a déclaré M. Ayrault, lors d'une conférence de presse.

M. Ayrault présentait une proposition de loi PS visant à supprimer d'une loi sur les rapatriés la mention du "rôle positif de la présence française" notamment "en Afrique du Nord", qui a suscité un tollé chez les historiens français et une polémique entre Paris et Alger.

La proposition, qui sera examinée mardi par les députés, vise à abroger l'article 4 de cette loi du 23 février 2005, selon lequel "les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord, et accordent à l'histoire et aux sacrifices des combattants de l'armée française issus de ces territoires la place éminente à laquelle ils ont droit."

"Cet article réhabilite +le bon temps de la coloniale+", s'est indigné M. Ayrault. "C'est un contre-exemple éducatif, un anachronisme historique, une faute historique" a-t-il ajouté.
Mardi 29 novembre 2005
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Bonjour,
Voici le texte qui m'a servi de trame pour mon intervention lors du débat d'orientations budgétaire qui s'est tenu ce matin au Conseil général

Chers collègues,

Jamais nous ne nous sommes trouvés dans une telle situation au moment de débattre de nos orientations budgétaires. Le budget 2006 se situe dans un contexte marqué par la poursuite du désengagement progressif de l’Etat sur un certain nombre de dépenses, une incertitude qui se poursuit concernant les conditions financières de la décentralisation et des recettes qui garantissent de moins en moins l’autonomie financière de notre collectivité.

Beaucoup d’éléments vont ainsi venir impacter la préparation du budget départemental :

-         les conséquences des transferts de compétences liés à l’acte 2 de la décentralisation

-         des dépenses nouvelles obligatoires notamment celles qui sont liées à la création de la prestation de compensation du handicap

-         la limitation imposée à notre autonomie financière, tant par la réforme de la taxe professionnelle (qui si le projet est adopté plafonnera la taxe à 3.5% de la valeur ajoutée des entreprises) que par le fameux « bouclier fiscal » qui prévoit un plafonnement qui concernera l’impôt sur le revenu et l’impôt sur la fortune mais également l’ensemble des impôts locaux qui, on peut le craindre, serviront encore une fois de variable d’ajustement, entraînant une nouvelle perte fiscale pour nos collectivités.

 S’agissant toujours des incertitudes qui pèsent sur nos recettes s’ajoutent :

-         la question du financement du RMI : un différentiel existait en 2004 et sera compensé, qu’en sera t’il pour celui de 2005 ?

-         la décision prise cet été par le gouvernement de limiter la participation de l’Etat au financement de l’APA à 30% du montant de la prestation au lieu de 40% l’an dernier

 Concernant les dépenses, nous sommes totalement dans le vague s’agissant de l’effet de la « prestation de compensation du handicap ». La plus grande partie des décrets d’application de la loi n’est pas parue et ne le sera sans doute pas avant la date d’entrée en vigueur de la prestation le 1er janvier 2006.

Il est aujourd’hui impossible de connaître le nombre de bénéficiaires, le calcul, le montant ou encore la montée en charge du dispositif. Les chiffres divergent, et selon les estimations faites par d’autres conseils généraux, ils vont de 1 à 10.

Comment dans ces conditions préparer un budget primitif ? Le document que vous mettez à notre disposition pour ce débat le montre bien. Il est très intéressant, mais vide d’informations pour savoir à quoi ressemblera le budget de notre collectivité.

Depuis plus de trois ans, la décentralisation à la sauce Raffarin-Villepin oblige les collectivités, soit à se serrer la ceinture, soit à augmenter leur fiscalité.

Dans beaucoup de collectivités, alors que nos instances devraient être des lieux d’innovation capables de fournir des nouveaux services et de proposer des actions politiques nouvelles, les élus et l’administration perdent un temps précieux à se demander comment intégrer les personnels, faire face aux nouvelles dépenses ou interpréter un nouveau décret. Ce n’est pas acceptable et nuisible pour nos instances et les principes mêmes de la décentralisation.

Les marges de manœuvre sont plus réduites que jamais, le gouvernement nous oblige à assumer sur les finances départementales une plus grande partie de ce qui relève de la solidarité qui n’a plus de nationale que le nom, les recettes sont de plus en plus amputées et notre autonomie financière remise en cause.

Le gouvernement a procédé à des transferts massifs de compétences notamment avec la loi de « responsabilités locales ».

Le but de ces transferts n’était ni la clarification des responsabilités, ni une plus grande efficacité dans l’exercice des compétences transférées, mais une préoccupation strictement budgétaire de l’Etat pour financer des baisses d’impôts aux plus favorisés.

Ces transferts se sont accompagnés de désengagements de l’Etat des compétences exercées en commun, ainsi que l’abandon de ses responsabilités dans les politiques publiques dont il a la charge. Les contrats de plan accusent ainsi un retard incontestable. Les ministres en appellent même régulièrement aux collectivités pour venir soutenir des politiques qu’ils n’ont pas les moyens de financer.

Pour faire face à ces besoins croissants, les moyens financiers transférés sont eux insuffisants et couvriront de moins en moins bien les charges. Les compensations ignorent les désengagements de l’Etat et les besoins réels.

La décentralisation des routes et des TOS à notre collectivité nous montre bien l’approche et le coût différent de gestion qu’entraîne une prise de décision plus locale.

Face aux critiques, le gouvernement a consenti un versement supplémentaire exceptionnel notamment pour le RMI avec un ajustement aux dépenses constatées en 2004. Mais la mesure ne concerne que le RMI, et elle n’est que temporaire. Pour 2005, le différentiel sera plus important, rien n’est prévu pour le combler, et la mesure exceptionnelle de 2004 risque de ne pas être intégrée dans la base de calcul de la compensation de 2005.

On voit bien aujourd’hui, et des responsables politiques de tout bord l’expriment quotidiennement, que le principe d’une compensation à «l’euro près» n’est qu’un mythe. A croire que le gouvernement a inscrit le principe d’autonomie financière des collectivités locales dans la Constitution pour mieux « s ‘asseoir dessus ».

Dans le même temps la situation de l’emploi, la précarité, les situations d’exclusion, le malaise social que connaît notre département nous enjoignent à être beaucoup plus actifs, solidaires et volontaires dans nos interventions.

Nos concitoyens souffrent, les valdoisiens subissent d’importantes difficultés auxquelles notre collectivité ne répond pas. Le Conseil général du Val d’Oise n’y répond pas du fait de son orientation politique mais le pourrait-il une fois le budget asséché par les transferts de charge de l’Etat et le poids de l’abandon de la solidarité nationale sur les épaules des collectivités locales.

Les valdoisiens attendent une politique différente, en matière de solidarité, en faveur du logement, à destination des collégiens, dans la lutte contre le chômage.

Ce sont à des actions indispensables pour le Val d’Oise que devraient être consacrés les financements départementaux, pas à combler les lacunes et les injustices du gouvernement.

Vendredi 25 novembre 2005
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Didier Arnal 
Conseil général du Val d'Oise 
2 avenue du Parc 
95032 Cergy-Pontoise cedex
 
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14 avenue du 8 mai 1945
95200 Sarcelles
   
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Qui suis-je?

Je suis né le 8 sept. 1961 à Riom-ès-Montagnes dans le Cantal
Marié, deux enfants
Titulaire d'un DESS économie-finances

Membre du Parti Socialiste depuis 1979

Membre de l'institut Pierre Mendès France

Mandat en cours :

Président du Conseil général du Val d'Oise
Conseiller général
Sarcelles Sud-Ouest

Anciens mandats :
Député du Val d'Oise
Maire-adjoint de Sarcelles chargé des finances
et du personnel de 1995 à 2002
Vice-pdt de Val de France de 1996 à 2002
 

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