Séance publique du 16 septembre 2005, question d'actualité du groupe socialiste
Objet : situation dramatique du logement dans le Val d’Oise et en Ile-de-France Monsieur le Président, La crise du logement que subit actuellement la France, l’Ile-de-France et bien-sûr le Val d’Oise est sans précédent depuis l’après-guerre. Toutes les familles, sauf peut-être les plus aisées, sont touchées de plein fouet. Que dire alors de la situation des plus précaires ? L’aggravation de la crise sociale les entraîne dans la spirale infernale : endettement, contentieux, expulsions…Même de nombreuses familles de la « classe moyenne » n’arrivent pas accéder à la propriété sans s’endetter lourdement sur 30 ans.
Les drames qui ont touché à Paris des immeubles et leurs habitants les semaines passées obligent à agir. L’état de certains bâtiments dans le Val d’Oise mais aussi les incidents qui ont eu lieu récemment dans certains d’entre eux (Argenteuil, Pontoise) montrent que des catastrophes similaires peuvent arriver dans notre département.
Cela nous rappelle l’urgence d’agir pour le droit au logement et depuis des mois nous vous sollicitons dans ce sens.
La priorité réside dans la maîtrise du foncier. Dans ce domaine, notre collectivité ne peut continuer à « manœuvrer » avec les Conseils généraux des Yvelines et des Hauts-de-Seine pour empêcher la création d’un établissement public foncier régional, seul outil qui permettrait un véritable développement équilibré, solidaire et en conformité avec l’intérêt général en matière de logement. La situation a dépassé le stade de l’urgence, il faut rapidement construire mais aussi réhabiliter de nombreux quartiers, sans forcément que cela passe par des destructions qui ne sont pas toujours pertinentes en période de pénurie.
Il faut nous mobiliser à tous les niveaux avant un blocage complet. Un plan d’urgence en faveur du logement doit être proposé par notre collectivité en collaboration avec le Conseil régional et les services de l’Etat. Nous devons aussi soutenir le Conseil régional d’Ile-de-France notamment dans sa démarche d’instaurer un établissement public foncier.
La crise est là, si elle n’est pas prise à bras le corps, elle risque d’ici quelques mois de ne plus pouvoir être surmontée. Monsieur le Président, une telle situation ne peut plus se contenter de mots alors, que comptez-vous faire ?
