Lundi 3 juillet 2006
Les opérations de dépistage de la tuberculose réalisées ces derniers jours dans des collèges du département sont très inquiétantes. Elles révèlent ainsi clairement l'augmentation des populations en difficulté sociale et sanitaire sur notre territoire.

Le Conseil général et les services de l'Etat ont réagi et tentent d'établir le plus rapidement possible un diagnostic et un traitement adapté. Toutefois, la situation actuelle n'aurait pas du voir le jour si une médecine scolaire préventive et efficace existait dans les collèges.

En 2004, au moment des débats sur l'acte II de la décentralisation, le gouvernement et sa majorité avaient tenté d'inclure la médecine scolaire dans les compétences transférées aux départements. La forte mobilisation des personnels concernés et l'action des élus de gauche à l'assemblée nationale et au Sénat avait permis de faire reculer la droite sur ce dossier.

Toutefois, n'ayant pas pu se débarrasser de la charge financière de la médecine scolaire, comme elle l'a fait pour le RMI, les TOS ou les routes nationales, le gouvernement a réduit son champ d'action, a diminué les budgets alloués à ce secteur aboutissant ainsi à une grave insuffisance de personnels de santé dans les établissements scolaires.

Depuis trois ans, à chaque fois que le Conseil général auditionne l'Inspecteur d'Académie du Val d'Oise, les élus du groupe socialiste l'interpellent sur ces difficultés que les personnels enseignants, les élèves et les parents dénoncent.

Nous ne pouvons pas accepter plus longtemps que nos collégiens soient victimes d'une maladie d'un autre temps mais il faut, pour cela, donner les moyens humains et financiers, pour une médecine scolaire de qualité, attentive aux problèmes, engagée dans la prévention et capable de faire face aux maux de notre jeunesse et en particulier du public sensible que constituent les collégiens.

Afin qu'une situation claire de la médecine scolaire soit établie dans notre département, le groupe socialiste va saisir le Ministre de l'éducation nationale, le Ministre de la Santé et l'Inspectrice d'Académie du Val d'Oise.

par Didier Arnal publié dans : Actualité du Conseil général du Val d'Oise
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Lundi 12 juin 2006


Tous les Franciliens sont concernés par le Plan énergie 2006-2010 voté récemment par le conseil régional d'Ile-de-France.

>Objectif : encourager les énergies renouvelables et lutter contre le changement climatique.

>Avec une nouveauté : des aides aux particuliers.



Le programme « solaire thermique » fixe à 35 000 m2 la surface de panneaux solaires à construire chaque année, sur le patrimoine collectif, mais surtout grâce à une aide aux particuliers qui s’équipent d’un chauffe-eau solaire individuel ou d’un système solaire combiné (eau chaude sanitaire+chauffage).

Le programme « géothermie » vise à étendre les réseaux de chaleur, et à y raccorder 30 000 nouveaux logements d’ici 2010. Une aide est prévue pour les particuliers qui installent des pompes à chaleur géothermale.

Autres propositions : utiliser 300.000 tonnes de bois par an dans les chaufferies collectives, favoriser la récupération de la chaleur issue de l’incinération des ordures ménagères pour chauffer 10.000 logements par an, ou encore valoriser le biogaz issu des déchets ménagers.

Pour développer la production d’électricité en Île-de-France, la Région aide également les particuliers à installer des capteurs photovoltaïques pour produire leur propre électricité.

D’autre part, le Plan énergie encourage les économies d’énergie : la mesure des consommations et des dépenses énergétiques est désormais systématique dans le logement social et les bâtiments du tertiaire. Les maîtres d’ouvrage, collectivités locales et territoriales, sont accompagnés par la Région pour mettre en œuvre des Certificats d’Economies d’Energie.

Enfin, la Région financera des actions de sensibilisation et d’information, avec notamment la création de 20 Agences locales de l’énergie.



Voici un exemple réussi de l'investissement d'un particulier dans l'énergie solaire :

En février 2006, Marc Denis, propriétaire d’une maison à Cergy-Pontoise (Val d’Oise), a fait installer 5 m2 de capteurs solaires reliés à un ballon de 300 litres. L’installation fournit l’eau chaude sanitaire nécessaire à cette famille de trois personnes.

Qu’est-ce qui vous a décidé à équiper votre maison ?
Je suis très sensible aux enjeux environnementaux et aux énergies renouvelables. Mais ma décision a aussi une cause budgétaire : le contexte énergétique est très fluctuant, et le gaz ne cesse d’augmenter ! L’installation au gaz demeure, et sert de relais si l’eau chauffée par les capteurs n’est pas assez chaude.

Des panneaux solaires en Île-de-France, c’est efficace ?
Depuis le 15 mars, nous n’avons allumé le chauffe-eau au gaz que 5 jours. Le reste du temps, le solaire produit largement assez pour nos besoins ! Comme nous avons trop d’eau chaude, j’ai branché le lave-linge et le lave-vaisselle sur le réseau : plutôt que d’avoir à chauffer de l’eau froide pour la vaisselle et la lessive, nous utilisons directement l’eau chauffée par les panneaux solaires.

L’installation est-elle compliquée ?
Je me suis équipé de matériel dernier cri qui m’a coûté cher sur le coup, mais qui sera vite amorti, et j’ai bénéficié d’un crédit d’impôt. Mes panneaux sont installés en châssis, sur un mur de séparation avec le voisin qui donne plein sud. L’installation a duré une semaine pour poser les panneaux, tirer des tuyaux, installer le ballon et le relier au chauffe-eau.

par Didier Arnal publié dans : Actualité du Conseil général du Val d'Oise
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Mercredi 24 mai 2006


Voici une dépêche de l'agence AP qui reprend les prises de position du Secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, dans le dossier SOGERMA.







AP
mercredi 24 mai 2006, 11h11

Client de la Sogerma, l'Etat a délocalisé la maintenance de ses avions au Portugal, dénonce François Chérèque

"Le Premier ministre  a oublié de présenter les responsabilités qui sont les siennes"
dans la situation de la Sogerma, a accusé mercredi le secrétaire général de la CFDT François Chérèque: ancien client, la France s'est "désengagée" et a confié la maintenance de ses avions militaires à une entreprise portugaise, a-t-il affirmé.

"L'Etat s'est désengagé en tant que client", a affirmé François Chérèque sur Europe-1. Pour lui, "l'Etat vient d'organiser une délocalisation réelle qui supprime 1.000 emplois (...) et maintenant l'Etat va devoir investir dans la réindustrialisation du site et ça va coûter au final plus cher que cette délocalisation".

"Pourquoi le gouvernement français a décidé de faire la maintenance de ses avions militaires au Portugal?", s'est interrogé le syndicaliste, pour qui il existe "une responsabilité sociale de l'Etat en particulier vis-à-vis de ses clients".

François Chérèque a par ailleurs dénoncé le gouvernement qui "était au courant" du projet de fermeture de l'usine Sogerma en tant qu'actionnaire d'EADS et qui "fait comme si il découvrait le problème". Sur ce point "le Premier ministre nous ment", a-t-il dénoncé.

EADS a décidé de fermer sa filiale Sogerma à Mérignac (Gironde) et ne devrait conserver que 300 des quelque 1.000 emplois du site. Au-delà de ces suppressions de postes, "ce sont 4.000 à 5.000 emplois qui sont en jeu" chez les sous-traitants de l'entreprise, a alerté François Chérèque.
par Didier Arnal publié dans : Actualité du Conseil général du Val d'Oise
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Jeudi 18 mai 2006
Demain en séance du Conseil général, le groupe PS posera une question d'actualité concernant les conséquences de la décentralisation acte II.

Voici le texte de la question :

Objet : conséquences de la décentralisation

«Rapprocher les citoyens des lieux de décision, amener de meilleurs services publics à la France d’en bas. » C’est avec ce leitmotiv que Jean-Pierre Raffarin lançait en 2002 l’acte II de la décentralisation. Les départements ont vu dans cette réforme leurs prérogatives confirmées et leurs responsabilités fortement étendues. Mais ce discours est contredit par la méthode utilisée pour cette nouvelle vague de décentralisation et le flou financier qui l’entoure.

Détournée de ces objectifs, la décentralisation s’est résumée à un transfert de charges que l’État ne veut plus assumer. Transferts du RMI, des routes nationales, des personnels administratifs et ouvriers des collèges, réforme de la taxe professionnelle, autant de mauvais coups destinés à financer une politique d’allègement fiscal clientéliste.
Principal acteur des politiques territoriales de solidarité et d’action sociale, le département se voit confier la gestion de prestations et allocations à caractère universel dont il ne maîtrise ni les montants, ni l’évolution du nombre de bénéficiaires.

Si l’État avait promis de compenser à l’euro près toutes les dépenses transférées, les élus locaux déplorent le non-respect de cet engagement. Même le Ministre délégué aux collectivités territoriales a dû le constater à sa prise de fonction.

Dans notre département, qui a un véritable besoin d’actions publiques, il ne se fait plus rien de nouveau car la décentralisation a largement entamé nos finances et nos marges de manœuvre. Notre rôle d’acteur majeur de la solidarité est mis à mal par tous ces transferts et leurs coûts.

Pour le Val d’Oise, la facture des transferts va être très élevée. Vous avez peu communiqué sur ces difficultés. Au contraire vous vous comportez comme le bon élève de la droite auprès du gouvernement mais avec cette attitude, vous oubliez l’intérêt des valdoisiens.

Monsieur le Président, 4 ans après l’acte II de la décentralisation, il est temps d’en établir un bilan. Nous vous demandons, comme cela s’est fait dans de nombreux départements, de créer une commission chargée d’étudier dans la transparence et le pluralisme les conséquences de la décentralisation sur les finances, les politiques et les actions de notre collectivité.
par Didier Arnal publié dans : Actualité du Conseil général du Val d'Oise
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Mercredi 26 avril 2006


En mars 2005, après la modification du statut d'Aéroports de Paris, le groupe socialiste au Conseil général du Val d'Oise avait déposé une question d'actualité visant à dénoncer les dangers de la privatisation du gestionnaire de l'aéroport de Roissy.
lire la question d'actualité

Aujourd'hui la droite passe à l'acte et poursuit la grande braderie du service public.

A l’occasion du lancement du processus de privatisation d’Aéroports de Paris, les socialistes tiennent à dénoncer solennellement ce nouveau bradage du patrimoine public, exclusivement destiné à apurer un déficit public et une dette colossale, imputables avant tout à la politique économique désastreuse que la droite conduit depuis quatre ans.

Le Parti Socialiste s’insurge contre une décision qui confirme, après la vente des sociétés d’autoroutes, le choix de la droite de privatiser massivement nos infrastructures publiques.

L’ouverture du capital d’Aéroports de Paris est triplement dangereuse.

D’une part, et quoi qu’en dise le gouvernement, elle débouchera sur une privatisation totale à très court terme. Une telle évolution réduirait d’autant la capacité de l’État à agir sur un secteur sensible et fragile, notamment en cas de crise du secteur aérien. Il est notamment certain qu’un groupe aéroportuaire privé n’interviendra plus pour aider une compagnie aérienne française en difficulté, comme ADP l’avait fait avec Air France auparavant.

D’autre part, elle pose des problèmes stratégiques cruciaux, puisqu’elle délègue à des actionnaires étrangers la capacité de maîtriser partiellement l’accès à notre espace aérien.

Enfin, elle substituera un monopole privé à un monopole public. L’ensemble des expériences menées récemment à l’étranger démontrent que les oligopoles privés, soumis aux exigences de rentabilités de leurs actionnaires, élèvent sensiblement les redevances payées par les compagnies aériennes, et donc les prix des billets d'avion. De plus, ils minorent souvent les investissements de sécurité. Une telle orientation est totalement inacceptable à l’heure où les exigences légitimes de sécurité ne cessent de progresser chez nos citoyens.
Au total, ce sont une fois de plus les usagers qui seront mis à contribution pour payer plus cher un service au mieux identique, dans le but de payer les dividendes des actionnaires.

Il faut rajouter à cela le risque pour les riverains de l'aéroport. Comment ADP,  régi par des critères de profit et de rentabilité, pourra prendre en considération les habitants du Val d'Oise?


par Didier Arnal publié dans : Actualité du Conseil général du Val d'Oise
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Vendredi 7 avril 2006
La voix du Nord publie dans son édition de ce matin un dossier intitulé : Chômage: les chiffres «officiels» contestés.
Une entrevue avec une conseillère ANPE, qui vient de sortir un ouvrage sur les chiffres du chomage est proposée. La voici.

La voix du nord, 7 avril 2006   www.lavoixdunord.fr
"Que disent les chiffres du chômage ?
Les gouvernements se suivent, les politiques de l’emploi se succèdent et le chômage, lui, reste. À l’heure du plan de cohésion sociale, une conseillère de l’ANPE publie Chômage, des secrets bien gardés.
Lasse d’entendre parler d’une décrue du chômage, Fabienne Brutus, 31 ans, épingle la grande institution et dénonce la manipulation des chiffres à des fins politiques. Après vingt années passées à Roubaix, cette Tourquennoise d’origine s’est exilée dans un petit village de l’Aude.
Sur place, elle trouve soleil et chômage. À force de fréquenter assidûment l’ANPE, elle finit par y dégoter une place, derrière le guichet. Quatre ans plus tard, au risque de perdre son travail, elle choisit de passer outre son devoir de réserve pour témoigner.
– À quoi correspond le chiffre du chômage donné chaque mois par le ministère du Travail?
«Les gouvernements communiquent toujours sur la première catégorie des demandeurs d’emploi (lire par ailleurs) en oubliant les sept autres. Ainsi, les personnes recherchant un CDD ou un CDI à temps partiel, les personnes non disponibles immédiatement… ne sont pas comptabilisées dans le chiffre officiel.
La catégorie 5, par exemple, regroupe des gens qui occuperaient déjà un emploi. Soyons logiques, une personne qui a déjà un emploi n’a pas besoin d’être inscrite à l’ANPE. Si c’est le cas, c’est qu’elle occupe un emploi aidé c’est-à-dire un contrat de 20 à 30 h par semaine – éventuellement renouvelable mais pas durable –, pour lequel elle ne touche même pas le Smic complet, donc à la limite du seuil de pauvreté. Cette nouvelle forme de «précariat»
devrait compter dans les chiffres. »
– Vous parlez, dans votre livre, de chiffres arrangés, de tours de passe-passe...
«Les consignes sont claires: l’ANPE doit recaser coûte que coûte. Qu’importe si les emplois sont précaires voire fictifs.
J’ai été scandalisée, fin 2005, lorsque l’ANPE s’est adressée spécifiquement aux personnes qui perçoivent l’allocation de solidarité spécifique (environ 400 € par mois). À ces gens, en fin de droits, on a imposé des stages de remobilisation (rédaction de CV, de lettre de motivation…).
D’abord, on leur propose de venir à une réunion pour leur expliquer le stage de remobilisation. Si elles refusent, elles sont radiées. Si elles viennent à la réunion et disent que ça ne les intéresse pas parce qu’elles ont déjà suivi ce type de stage, elles peuvent être radiées. Enfin, si elles font le stage, elles sont radiées et passent en catégorie 4 parce qu’en formation. Elles ne sont plus comptées dans les chômeurs. C’est l’ardoise magique.»
– Combien de chômeurs y aurait-il réellement en France ?
«Officiellement, on tourne autour de deuxmillions. Si on ajoute toutes les catégories, on est à quatremillions. Mais on ne compte ici que les gens qui ont un jour pris la peine de s’inscrire à l’ANPE, qui continuent chaque mois de téléphoner pour pointer et qui, depuis le 1e rjanvier 2006, se rendent physiquement à l’ANPE pour montrer leur preuve de recherche d’emploi. Ces quatremillions de chômeurs sont inscrits. Il y a tous les autres. Il est très important de dire qu’un seul chômeur sur deux est indemnisé en France.
Certains finissent par laisser tomber, découragés. Il existe d’ailleurs une catégorie très officielle – c’est l’INSEE qui le dit – de chômeurs découragés. »
– Contrairement à la baisse annoncée, le chômage aurait donc plutôt tendance à augmenter?
«Les chiffres, on peut leur faire dire n’importe quoi. Si on ajoute les oubliés, les découragés, les Rmistes… le chômage n’a pas baissé du tout, au contraire, on arrive à 19% de la population active. On est loin des 10 voire des 9% annoncés.
Forcément, si on considère qu’une personne a repris un emploi quand elle a trouvé un contrat de quelques heures, payé au SMIC…
Ce que je suggère modestement dans mon livre, c’est de créer un indicateur de pauvreté car le chiffre du chômage ne ressemble plus à rien. Avec un indicateur, on pourrait compter quels sont les foyers qui sont au-dessus et en dessous. On parle de précarité mais ça veut dire pauvreté. Peut-être que ça fait désordre de communiquer sur la pauvreté dans un pays qui participe au G8... »
– Il est difficile d’avoir une visibilité sur le chômage longue durée…
«C’est là où c’est le plus sidérant. Par exemple, dans mon département, très rural, les quelques industries qu’il y avait ont toutes fermé. Tout le monde est resté sur le carreau. D’anciennes salariées ont réussi à trouver quelques heures de ménage par semaine voire par mois… Résultat: elles ne comptent pas dans les chiffres du chômage, ce qui permet à notre sous-préfet de dire que, chez nous, il n’y a pas de chômeurs longue durée.»

Recueilli par D. D’H."
par Didier Arnal publié dans : Actualité du Conseil général du Val d'Oise
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Mardi 14 mars 2006
On peut avoir la plus grande inquiétude quant au sort qui sera réservé aux familles pauvres après le 15 mars qui marque la fin de la trêve hivernale des expulsions locatives.

Avec la remise en cause insidieuse de la loi SRU et l’adoption du Contrat Première Embauche, le gouvernement durcit sa politique pour les plus fragiles. Toutes les associations en témoignent et le rapport 2006 de la fondation Abbé Pierre est venu à point nommé pour souligner, à l’inverse des décisions prises par le gouvernement, l’urgence de construire de nouveaux logements sociaux et l’utilité de renforcer la loi SRU.

A quelques jours du 15 mars le Parti socialiste appelle solennellement le gouvernement à se pencher au chevet des plus fragiles et, dans le contexte actuel de crise sociale et de crise nationale du logement, appelle :

* au retrait de l’amendement Ollier de la loi « Engagement National pour le Logement » qui remet en cause la loi SRU
* une nouvelle politique de l’habitat plus juste


Voici en complément un article paru le 11 mars dans le journal Libération :

De loyers en expulsions, les chiffres jouent à la hausse


Les procédures engagées par les bailleurs ont augmenté de 37 % en cinq ans.

Par Tonino SERAFINI

samedi 11 mars 2006

Fin de l'hiver et, le 15 mars, fin de la trêve pour les locataires en difficulté et faisant l'objet d'un jugement d'expulsion. Plusieurs associations oeuvrant dans le domaine du logement et des partis politiques de gauche vont manifester aujourd'hui à Paris (lire ci-dessous) pour exprimer leur opposition à ces évictions par la force publique qui pourront reprendre à partir de mercredi. «L'expulsion est une violence qui jette les gens dans la spirale de l'exclusion et de la grande précarité», écrivent dans un communiqué ces organisations.

Poussée. Dans les milieux du logement, l'inquiétude est très vive au vu de la hausse considérable des actions judiciaires pour impayés de loyers engagées par les propriétaires qui veulent expulser leurs locataires. Selon les statistiques du ministère de la Justice, 133 305 procédures ont été engagées par les bailleurs en 2004 (dernier chiffre connu) contre 97 429 en 1999, soit une hausse de 37 % en cinq ans. Les associations de locataires relèvent que cette poussée du nombre des actions judiciaires correspond à une période marquée par une envolée des loyers bien supérieure à l'évolution du coût de la vie.

Les chiffres publiés par l'Observatoire des loyers de l'agglomération parisienne (1) sont édifiants : 5,2 % d'augmentation des loyers en moyenne en 2002 dans le secteur privé à Paris, 4,2 % en 2003 et 4,4 % en 2004. Sur ces cinq dernières années, la hausse cumulée atteint 22,2 % dans la capitale contre une inflation de 8,9 %. Les autres grandes villes suivent un rythme à peine moins soutenu. En 2004, les loyers ont progressé de 4,4 % à Lyon et à Aix-en-Provence, de 4 % à Toulouse, de 3,8 % à Bordeaux ou encore de 3,6 % à Lille.

«Déjà premier poste de dépense dans le budget des ménages, la part du logement ne cesse de grossir puisque les loyers évoluent à un rythme deux fois supérieur à l'inflation», constate Jean-Pierre Giacomo, le président de la Confédération nationale du logement, la plus grosse association de locataires. «La charge logement n'est pas compressible comme les loisirs, ou même la nourriture. Lorsqu'on n'y arrive plus, on ne peut pas dire à son propriétaire "je ne vous paye que trois semaines".» Sous entendu : au-delà des familles ayant des revenus précaires, l'impayé touche désormais aussi des ménages bénéficiant de revenus stables, mais ne parvenant plus à joindre les deux bouts. D'autant que la revalorisation des allocations logement ne suit plus du tout le rythme de l'évolution des loyers.

Incidents. «Il faut bien que les gens se logent. Ils prennent le logement qu'ils trouvent aux loyers du moment. Mais quelques mois plus tard, ils n'arrivent plus à faire face», affirme Jean-Baptiste Eyraud, le président de Droit au logement (DAL). Il redoute les effets de cette hausse des procédures judiciaires pour impayés, qui «se solderont inévitablement par davantage d'expulsions dans les mois à venir». Des locataires en difficulté quittent leur logement avant même que ne surviennent des incidents de paiement. Conséquence : selon divers bailleurs, le turnover des locataires est à la hausse dans le secteur privé.

(1) Organisme mis en place par les pouvoirs publics pour mesurer l'évolution des loyers. Il publie un dossier annuel.

http://www.liberation.fr/page.php?Article=366209

par Didier Arnal publié dans : Actualité du Conseil général du Val d'Oise
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Vendredi 24 février 2006
Lors de la séance du Conseil général du 24 février, le groupe socialiste a interrogé le Président de l'assemblée départementale au sujet de la réforme des ZEP et de l'impact de celle-ci sur les collèges valdoisiens.

Voici le texte de la question d'actualité :

Monsieur le Président,

Depuis quelques mois le gouvernement promet une remise à plat complète de l’éducation prioritaire particulièrement dans les quartiers qui ont connu des violences au cours du mois de novembre 2005. Le 8 février dernier, le Ministre de l’éducation nationale a exposé son projet de réforme des zones d’éducation prioritaire.

Monsieur de Robien a annoncé la mise en œuvre du projet « ambition réussite » qui concernera 249 collèges en France. Dans le Val d’Oise 5 collèges seulement sont concernés contre 22 antérieurement.
Ce projet arrive sans la moindre concertation avec les personnels enseignants et les élus locaux. Ce gouvernement a déjà transféré ses agents aux Conseils généraux sans compensations financières. Aujourd’hui il se passe de l’avis et du point de vue de notre institution lorsqu’il s’agit d’opérer une réforme du mode de fonctionnement de nos collèges.
Aucun moyen budgétaire supplémentaire adapté n’a été annoncé par le gouvernement. Il s’agit simplement d’une redistribution de l’enveloppe budgétaire actuelle. Si aujourd’hui les ZEP ont besoin d’un second souffle, nécessitent une remise en question, ceux-ci doivent effectivement passer par la fin d’un saupoudrage des moyens mais certainement pas par le déshabillage de 22 collèges valdoisiens pour en habiller 5.
Que faut-il attendre pour ces collèges restés dans un système ZEP vidé de son sens faute de financement ? Qui va supporter les conséquences de cet abandon ?

Cette réforme des ZEP est particulièrement inquiétante pour les valdoisiens : parents, professeurs, personnels encadrants ou élus. Le Conseil général dispose d’une compétence importante pour la gestion des collèges : il ne peut pas rester silencieux devant cette nouvelle attaque contre le service public et la mise en place d’un dispositif scolaire qui structure dans les faits une école à plusieurs vitesses.

Monsieur le Président, parlementaire UMP, nous vous demandons d’obtenir des garanties sur les postes d’enseignants et d’encadrants et plus généralement sur les moyens budgétaires alloués à nos collèges. Au moment où se discute un projet de loi « pour l’égalité des chances », comment pourriez-vous accepter que 17 collèges situés dans des Villes connues pour leurs difficultés souffrent d’une baisse de moyens pour fonctionner ?
par Didier Arnal publié dans : Actualité du Conseil général du Val d'Oise
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Didier Arnal 
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C.V

Je suis né le 8 sept. 1961 à Riom-ès-Montagnes dans le Cantal
Marié, deux enfants
Titulaire d'un DESS économie-finances

Membre du Parti Socialiste depuis 1979

Membre de l'institut Pierre Mendès France

Mandat en cours :

Président du Conseil général du Val d'Oise
Conseiller général
Sarcelles Sud-Ouest

Anciens mandats :
Député du Val d'Oise
Maire-adjoint de Sarcelles chargé des finances
et du personnel de 1995 à 2002
Vice-pdt de Val de France de 1996 à 2002
 

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