Mardi 20 décembre 2005
A lire dans Libération de lundi un article concernant le cout de la décentralisation Raffarin-Villepin pour les départements. Un constat, à droite comme à gauche, le compte n'y est pas!

La décentralisation pèse lourd sur les budgets 2006 des départements. Double illustration dans l'Est.

Par Thomas CALINON
lundi 19 décembre 2005


les départements paient l'ardoise de la décentralisation et elle est très salée. Partout en France, les conseils généraux planchent ces jours-ci sur leurs budgets primitifs. Et, quelle que soit la couleur de l'exécutif, les transferts massifs de compétences de l'Etat vers les collectivités décidés ­ allocation personnalisée d'autonomie (APA) sous Jospin, RMI et «acte II de la décentralisation» sous Raffarin ­ rendent l'exercice particulièrement douloureux. Face à l'insuffisance des compensations financières, il faut trouver de nouvelles ressources pour équilibrer les budgets. L'emprunt et surtout la hausse des taux d'imposition sont les principaux leviers. Illustration dans le Bas-Rhin, dirigé par l'UMP Philippe Richert, et la Meurthe-et-Moselle du PS Michel Dinet.

«Etouffement». «C'est le budget le plus difficile que nous ayons eu à construire», admet Philippe Richert, vice-président du Sénat, à la tête de la collectivité depuis 1998. Selon son calcul, dans le budget 2006 adopté la semaine dernière, le poids de la décentralisation représente 179 millions d'euros de dépenses, dont 92 % pour l'action sociale. Et, quand il s'agit d'évoquer les compensations de l'Etat, Richert le dit et le répète, «le compte n'y est pas !» En 2006, l'écart entre le coût du dispositif RMI-RMA et les dotations prévues s'élève à 22 millions d'euros. Auxquels il faut ajouter 36 millions manquants pour l'APA et 12 autres pour la prestation de compensation du handicap. A côté, le trou de 1,5 million d'euros prévu au chapitre des routes nationales est une paille.

En Meurthe-et-Moselle, Michel Dinet prévient d'emblée que «l'étouffement est proche». Le conseil général devrait voter en février une enveloppe de 590 millions d'euros, dont 290 pour l'action sociale. La situation démographique et socio-économique inquiète, avec une forte augmentation du nombre de personnes âgées dépendantes et 3 000 RMistes supplémentaires en deux ans. «Nous avons prévu 84 millions d'euros pour le RMI, avec un déficit de 15 millions, et 50 millions d'euros pour l'APA, sur lesquels il va nous manquer 9 millions», calcule-t-il. Il en manquera dix autres pour la prestation de compensation du handicap.

Pour les contribuables bas-rhinois, la sentence est déjà connue : +8 % d'augmentation des taux de fiscalité directe (taxe d'habitation, taxe professionnelle, taxes sur le foncier bâti et non-bâti). Cette hausse, qui fait suite à celles de 2005 (+3,9 %) et de 2004 (+6 %), devrait rapporter 23 millions d'euros à la collectivité. Parallèlement, le département s'endette de 11 millions d'euros supplémentaires, portant le montant total de l'emprunt à 189 millions d'euros en 2006, soit 19 % des recettes. De son côté, Michel Dinet est formel : «Il y aura une nouvelle augmentation fiscale. Cette année et les années qui viennent aussi.» En 2005, la fiscalité du département avait déjà augmenté de 12,5 %. Le président socialiste assure qu'il fera tout pour éviter une hausse à deux chiffres en 2006.

Tout en laissant libre cours à leur mauvaise humeur, les élus départementaux assurent qu'il n'est pas question pour eux de remettre en cause la décentralisation. «Mais les minima sociaux, qui relèvent de la solidarité nationale, devraient être intégralement financés par l'Etat. Pour le moment, on est dans une logique de guichets sociaux de proximité, avec des coffres qui ne sont pas remplis à la hauteur des dépenses», insiste Michel Dinet. Et, quand son opposition de droite l'accuse, à Nancy, d'avoir joué à la cigale sans anticiper les dépenses, le président PS ne se prive pas de rapporter les propos de son homologue UMP Philippe Richert, qui, à Strasbourg, s'inquiète de voir les départements transformés en «services extérieurs des ministères» chargés «de la mise en oeuvre des idées généreuses de ministres imaginatifs, avec les moyens des collectivités».

«Remise à plat». «Ce n'est pas une critique du gouvernement actuel, mais des conditions dans lesquelles s'organise la décentralisation depuis vingt ans», nuance toutefois l'élu alsacien. Convaincu que la décentralisation vaut mieux que le «dirigisme» d'une gestion centralisée, il plaide pour une «remise à plat des relations avec l'Etat qui permette de dégager de nouvelles marges de manoeuvre pour les départements». On n'en prend pas le chemin. La gauche avait supprimé la vignette, le Sénat vient d'adopter le plafonnement de la taxe professionnelle sur la valeur ajoutée et le dispositif du «bouclier fiscal», qui limite à 60 % des revenus d'un contribuable le montant de ses impôts directs. «Nos marges de manoeuvre et notre liberté d'élus sont considérablement réduites», se plaint le président PS du conseil général d'Ille-et-Vilaine Jean-Louis Tourenne qui a dû annoncer, la semaine dernière, une hausse de plus de 15 % des impôts départementaux. Il estime qu'il ne maîtrise plus, désormais, que 33 % de ses recettes.

Le ministre délégué au Budget, Jean-François Copé, a promis qu'une «conférence des finances publiques» permettrait, «sans tabous», de «tout mettre sur la table» sur les relations entre l'Etat et les collectivités locales. Programmée le 15 décembre, elle vient d'être «reportée». Les élus l'attendent avec impatience.

 http://www.liberation.fr/page.php?Article=345997


par Didier Arnal publié dans : Actualité du Conseil général du Val d'Oise
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mardi 13 décembre 2005


En juin 2004, le groupe socialiste déposait une motion concernant les fonds sociaux des cantines. 18 mois plus tard, le groupe présentera lors de la séance de vendredi une question d’actualité visant à connaître l’état d’avancement de ce dossier et les projets du Conseil général du Val d’Oise.

Question d’actualité, groupe socialiste,  séance publique du 16 décembre 2005

« Monsieur le Président,

Le 18 juin 2004, le groupe socialiste vous demandait la mise en place d’une aide à la demi-pension dans les collèges du Val d’Oise comme le font la grande majorité des Conseils généraux d’Ile-de-France : Val de Marne, Essonne, Seine-et-Marne, Hauts-de-Seine et récemment Seine-saint-Denis. Ainsi, dans ce dernier département, un budget de 2 millions d’euros a été prévu pour le premier trimestre scolaire 2005, ce qui a permis une baisse d’environ 17% du prix de la cantine.

Vous avez souhaité, qu’autour de la commission éducation, notre collectivité mène une réflexion d’ensemble sur la restauration scolaire. Les premières conclusions qui viennent de nous être livrées sont édifiantes : en terme de fréquentation, la très grande majorité des collèges de l’est du Val d’Oise et des rives de Seine n’atteignent pas 30%. Et pour prendre le seul exemple de Garges-lès-Gonesse, ses 4 collèges voient leur fréquentation culminer de 4 à 13% !
 Depuis la rentrée, à chaque conseil d’administration nous sommes interpellés sur la situation dramatique des fonds sociaux et notamment le fond social « cantine ». L’Etat se désengage : dans la loi de finance 2006, il est inscrit une ligne budgétaire de 57.1 millions d’euros, en recul de 13.6% par rapport à 2004.

Le budget 2006 de notre collectivité, dont nous débattons aujourd’hui, n’a pas tenu compte de cette situation dramatique. La restauration scolaire est désormais une compétence à part entière du département. En ce sens, notre département, dont on vous rappelle qu’il est le plus jeune de France, doit s’engager au près des collégiens et de leurs familles pour qu’aucun élève ne soit exclu de la demi-pension pour des raisons financières.

Depuis 18 mois le problème est posé, il s’aggrave, nous vous demandons d’y apporter une réponse. »
par Didier Arnal publié dans : Actualité du Conseil général du Val d'Oise
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Mardi 29 novembre 2005
PARIS, 28 nov 2005 (AFP) - Le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault, a exhorté lundi la majorité à abroger un article de loi qui "réhabilite le bon temps de la coloniale".
"Nous tendons la main à la majorité et au gouvernement. Notre initiative n'est pas un règlement de compte politique. Elle ne rejoue pas les guerres coloniales", a déclaré M. Ayrault, lors d'une conférence de presse.

M. Ayrault présentait une proposition de loi PS visant à supprimer d'une loi sur les rapatriés la mention du "rôle positif de la présence française" notamment "en Afrique du Nord", qui a suscité un tollé chez les historiens français et une polémique entre Paris et Alger.

La proposition, qui sera examinée mardi par les députés, vise à abroger l'article 4 de cette loi du 23 février 2005, selon lequel "les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord, et accordent à l'histoire et aux sacrifices des combattants de l'armée française issus de ces territoires la place éminente à laquelle ils ont droit."

"Cet article réhabilite +le bon temps de la coloniale+", s'est indigné M. Ayrault. "C'est un contre-exemple éducatif, un anachronisme historique, une faute historique" a-t-il ajouté.
par Didier Arnal publié dans : Actualité du Conseil général du Val d'Oise
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Vendredi 25 novembre 2005
Bonjour,
Voici le texte qui m'a servi de trame pour mon intervention lors du débat d'orientations budgétaire qui s'est tenu ce matin au Conseil général

Chers collègues,

Jamais nous ne nous sommes trouvés dans une telle situation au moment de débattre de nos orientations budgétaires. Le budget 2006 se situe dans un contexte marqué par la poursuite du désengagement progressif de l’Etat sur un certain nombre de dépenses, une incertitude qui se poursuit concernant les conditions financières de la décentralisation et des recettes qui garantissent de moins en moins l’autonomie financière de notre collectivité.

Beaucoup d’éléments vont ainsi venir impacter la préparation du budget départemental :

-         les conséquences des transferts de compétences liés à l’acte 2 de la décentralisation

-         des dépenses nouvelles obligatoires notamment celles qui sont liées à la création de la prestation de compensation du handicap

-         la limitation imposée à notre autonomie financière, tant par la réforme de la taxe professionnelle (qui si le projet est adopté plafonnera la taxe à 3.5% de la valeur ajoutée des entreprises) que par le fameux « bouclier fiscal » qui prévoit un plafonnement qui concernera l’impôt sur le revenu et l’impôt sur la fortune mais également l’ensemble des impôts locaux qui, on peut le craindre, serviront encore une fois de variable d’ajustement, entraînant une nouvelle perte fiscale pour nos collectivités.

 S’agissant toujours des incertitudes qui pèsent sur nos recettes s’ajoutent :

-         la question du financement du RMI : un différentiel existait en 2004 et sera compensé, qu’en sera t’il pour celui de 2005 ?

-         la décision prise cet été par le gouvernement de limiter la participation de l’Etat au financement de l’APA à 30% du montant de la prestation au lieu de 40% l’an dernier

 Concernant les dépenses, nous sommes totalement dans le vague s’agissant de l’effet de la « prestation de compensation du handicap ». La plus grande partie des décrets d’application de la loi n’est pas parue et ne le sera sans doute pas avant la date d’entrée en vigueur de la prestation le 1er janvier 2006.

Il est aujourd’hui impossible de connaître le nombre de bénéficiaires, le calcul, le montant ou encore la montée en charge du dispositif. Les chiffres divergent, et selon les estimations faites par d’autres conseils généraux, ils vont de 1 à 10.

Comment dans ces conditions préparer un budget primitif ? Le document que vous mettez à notre disposition pour ce débat le montre bien. Il est très intéressant, mais vide d’informations pour savoir à quoi ressemblera le budget de notre collectivité.

Depuis plus de trois ans, la décentralisation à la sauce Raffarin-Villepin oblige les collectivités, soit à se serrer la ceinture, soit à augmenter leur fiscalité.

Dans beaucoup de collectivités, alors que nos instances devraient être des lieux d’innovation capables de fournir des nouveaux services et de proposer des actions politiques nouvelles, les élus et l’administration perdent un temps précieux à se demander comment intégrer les personnels, faire face aux nouvelles dépenses ou interpréter un nouveau décret. Ce n’est pas acceptable et nuisible pour nos instances et les principes mêmes de la décentralisation.

Les marges de manœuvre sont plus réduites que jamais, le gouvernement nous oblige à assumer sur les finances départementales une plus grande partie de ce qui relève de la solidarité qui n’a plus de nationale que le nom, les recettes sont de plus en plus amputées et notre autonomie financière remise en cause.

Le gouvernement a procédé à des transferts massifs de compétences notamment avec la loi de « responsabilités locales ».

Le but de ces transferts n’était ni la clarification des responsabilités, ni une plus grande efficacité dans l’exercice des compétences transférées, mais une préoccupation strictement budgétaire de l’Etat pour financer des baisses d’impôts aux plus favorisés.

Ces transferts se sont accompagnés de désengagements de l’Etat des compétences exercées en commun, ainsi que l’abandon de ses responsabilités dans les politiques publiques dont il a la charge. Les contrats de plan accusent ainsi un retard incontestable. Les ministres en appellent même régulièrement aux collectivités pour venir soutenir des politiques qu’ils n’ont pas les moyens de financer.

Pour faire face à ces besoins croissants, les moyens financiers transférés sont eux insuffisants et couvriront de moins en moins bien les charges. Les compensations ignorent les désengagements de l’Etat et les besoins réels.

La décentralisation des routes et des TOS à notre collectivité nous montre bien l’approche et le coût différent de gestion qu’entraîne une prise de décision plus locale.

Face aux critiques, le gouvernement a consenti un versement supplémentaire exceptionnel notamment pour le RMI avec un ajustement aux dépenses constatées en 2004. Mais la mesure ne concerne que le RMI, et elle n’est que temporaire. Pour 2005, le différentiel sera plus important, rien n’est prévu pour le combler, et la mesure exceptionnelle de 2004 risque de ne pas être intégrée dans la base de calcul de la compensation de 2005.

On voit bien aujourd’hui, et des responsables politiques de tout bord l’expriment quotidiennement, que le principe d’une compensation à «l’euro près» n’est qu’un mythe. A croire que le gouvernement a inscrit le principe d’autonomie financière des collectivités locales dans la Constitution pour mieux « s ‘asseoir dessus ».

Dans le même temps la situation de l’emploi, la précarité, les situations d’exclusion, le malaise social que connaît notre département nous enjoignent à être beaucoup plus actifs, solidaires et volontaires dans nos interventions.

Nos concitoyens souffrent, les valdoisiens subissent d’importantes difficultés auxquelles notre collectivité ne répond pas. Le Conseil général du Val d’Oise n’y répond pas du fait de son orientation politique mais le pourrait-il une fois le budget asséché par les transferts de charge de l’Etat et le poids de l’abandon de la solidarité nationale sur les épaules des collectivités locales.

Les valdoisiens attendent une politique différente, en matière de solidarité, en faveur du logement, à destination des collégiens, dans la lutte contre le chômage.

Ce sont à des actions indispensables pour le Val d’Oise que devraient être consacrés les financements départementaux, pas à combler les lacunes et les injustices du gouvernement.

par Didier Arnal publié dans : Actualité du Conseil général du Val d'Oise
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mardi 22 novembre 2005

Ce vendredi se tiendra une séance publique du Conseil général, à 9h30 à Cergy.

Le point important à l'ordre du jour sera le débat d'orientation budgétaire, débat qui est obligatoire chaque année dans toutes les collectivités locales. J'interviendrai au nom du groupe socialiste et mettrais en ligne mon intervention.

Le groupe socialiste posera une question d'actualité dont voici le texte.

Objet : actions du Conseil général face au malaise social exprimé ces dernières semaines dans le Val d’Oise

Monsieur le Président,

Notre groupe condamne toutes les violences urbaines survenues ces dernières semaines sur le territoire de nos communes. Brûler la voiture de son voisin, détruire une école, s’attaquer à des bâtiments publics ou à des bus… Tous ces actes sont insupportables et inexcusables. Tous les habitants de nos villes ont droit au respect, ils aspirent à vivre en paix et en sécurité, et ne se reconnaissent pas au travers de ceux qui s’expriment par la violence.

Cependant, avec eux, nous faisons chaque jour le constat que cette explosion n’est pas le fruit du hasard. Elle ne peut pas être déconnectée de la politique injuste mise en œuvre par les gouvernements Raffarin et Villepin depuis 2002.

Après avoir menti aux français sur la sécurité pour gagner les élections, la droite a beaucoup promis, beaucoup parlé, multipliant à outrance les coups médiatiques. En guise de politique de sécurité, elle a détruit toutes les initiatives que la gauche avait mises en place : abandon de la police de proximité, diminution des effectifs de police et de gendarmerie, abandon des emplois-jeunes mais aussi démantèlement des services sociaux, retrait des éducateurs, suppression des subventions aux associations…

Au-delà de l’échec en matière de sécurité, cette politique n’a créé que plus de chômage et plus d’exclusion, avec un appauvrissement généralisé qui touche de plein fouet les plus fragiles.

Dans tous ces territoires abandonnés et montrés du doigt, il faut réaffirmer notre pacte républicain et appliquer la solidarité nationale en y concentrant des moyens massifs pour l’emploi, le logement, l’éducation et la formation…lutter énergiquement contre toutes les discriminations.

Notre collectivité, du fait des compétences et des moyens financiers dont elle dispose, peut et se doit d’agir. Ainsi, rappelons le rôle important du Conseil général pour les politiques menées en direction des jeunes de 11 à 16 ans sachant que beaucoup des auteurs des violences urbaines avaient précisément ces âges.

Il est urgent de prendre des mesures pour accompagner plus fortement les collégiens de notre département. Rénover ou reconstruire un collège c’est bien, un environnement de qualité est essentiel pour chacun, mais ce n’est pas suffisant pour changer en profondeur le quotidien de nos concitoyens et agir positivement sur leur avenir. Ainsi, nous demandons un effort budgétaire accru à destination des actions post et péri-scolaires.

De plus, un soutien plus fort aux associations de prévention spécialisée est nécessaire. Il est à regretter que ces structures aient été mises  en difficulté du fait de la baisse de leurs subventions, le Conseil général peut dans ce domaine agir et proposer des solutions.

Enfin, en ce qui concerne le secteur médico-social et sanitaire, le Conseil général dispose de relais locaux importants pour mener une politique efficace de  prévention. Ces réseaux doivent être plus fortement soutenus notamment dans les villes de l’est du département, sur Argenteuil et la ville nouvelle.
Monsieur le Président, les événements qu’a connu l’ensemble de la France ces dernières semaines ne peuvent pas laisser notre assemblée sans réaction, rappelons-nous que tout est parti du Val d’Oise et de la visite médiatique de Nicolas Sarkozy au Val d’Argent. Que proposez-vous pour répondre au malaise social exprimé dans beaucoup de nos quartiers, certes par une violence condamnable mais qui doit appeler à une réponse autre qu’un couvre feu.


par Didier Arnal publié dans : Actualité du Conseil général du Val d'Oise
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mardi 8 novembre 2005

Nous, élus socialistes, Députés, Sénateurs, Maires, Conseillers généraux et régionaux du Val d’Oise, condamnons fermement les auteurs des violences urbaines survenues ces derniers jours. Brûler la voiture de son voisin, détruire une école, s’attaquer à des bâtiments publics ou à des bus… Tous ces actes sont insupportables et inexcusables.

Nous exigeons avec tous les habitants de notre département que l’Etat républicain assume son rôle et rétablisse l’ordre public.

Nous réclamons dans le même temps le respect pour chacun des habitants de nos quartiers. Ils aspirent à vivre en paix et en sécurité, et ils ne se reconnaissent pas au travers de ceux qui s’expriment par la violence.

Cependant, avec eux, nous faisons chaque jour le constat que cette explosion n’est pas le fruit du hasard. Elle ne peut pas être déconnectée de la politique injuste mise en œuvre par la droite depuis 2002. Après avoir menti aux français sur la sécurité pour gagner les élections, la droite a beaucoup promis, beaucoup parlé, multipliant à outrance les coups médiatiques. En guise de politique de sécurité, elle a détruit toutes les initiatives que la gauche avait mises en place : abandon de la police de proximité, diminution des effectifs de police et de gendarmerie, abandon des emplois-jeunes mais aussi démantèlement des services sociaux, retrait des éducateurs, suppression des subventions aux associations… Les résultats sont au rendez vous : l’échec est total!

Au-delà de l’échec en matière de sécurité, cette politique a créé que plus de chômage et plus d’exclusion, avec un appauvrissement généralisé qui touche de plein fouet les plus fragiles.

Dans tous ces territoires abandonnés et montrés du doigt par la droite, il faut au contraire réaffirmer notre pacte républicain et appliquer la solidarité nationale en y concentrant des moyens massifs pour l’emploi, le logement, l’éducation et la formation…

Rétablir l’ordre est une priorité, combattre la violence une nécessité, sans chercher d’excuses  à ceux qui l’utilisent, mais l’urgence d’un changement de politique n’a jamais été aussi criante  si on veut redonner l’espoir à tous les habitants de nos villes.
par Didier Arnal publié dans : Actualité du Conseil général du Val d'Oise
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mercredi 26 octobre 2005
Entretien avec Claudy Lebreton, président de la Fédération nationale des élus socialistes et républicains (FNESR) et de l’Assemblée des départements de France (ADF).


Vous avez rencontré le Premier ministre, le 5 octobre, à Matignon, pour lui faire part de l’inquiétude des élus face aux conséquences financières des nouveaux transferts de charges. Quels enseignements tirez-vous de cet échange ?

Dominique de Villepin souhaite réformer les minima sociaux, en demandant aux départements d’accroître leur part de contribution. Ce que nous refusons formellement. L’enjeu est de taille, d’autant que ces minima concernent aujourd’hui quelque six millions de familles françaises.

Un exemple ? La progression du RMI - on approcherait des 1,2 millions d’allocataires contre 1,18 millions fin 2004 - est alarmante. L’an passé, les versements effectués par les départements se sont élevés à 5,34 milliards, en progression de 10,5 % par rapport à 2003. À cause des manquements de l’État, il a manqué 435 millions d’euros dans les caisses ! Au terme de notre discussion, le Premier ministre nous a promis une loi de Finances rectificative, en décembre, pour inciter l’État à compenser une partie du financement de ce poste, pour 2004. Le paiement devrait suivre courant janvier.

Cette loi suffira-t-elle à compenser les dépenses liées au RMI ?

En partie, seulement. Elle ne pourra, en aucun cas, surseoir au problème de l’évolution de la dépense, pour 2005 et 2006. Cette année, il manquera 1 milliard d’euros aux conseils généraux pour satisfaire une demande croissante. Nous réclamons une modification du calcul de référence de la compensation de l’État pour qu’elle suive la dépense engagée par nos soins.

Pour l’heure, force est de constater que la confiance n’est pas au rendez-vous. Depuis 2002, le gouvernement n’a eu de cesse de se défausser sur le dos des collectivités, lesquelles croulent sous la charge et se trouvent dans l’incapacité d’assumer la prise en charge d’autres minima sociaux.

La limitation de la taxe professionnelle (TP) et l’instauration du « bouclier fiscal » sont-ils de nature à porter atteinte à l’autonomie financière des collectivités ?

D’un côté, le gouvernement charge la barque sur le plan social ; de l’autre, il lie les mains des départements, en termes d’autonomie financière et fiscale.

Pour les départements, la réforme de la TP se traduit concrètement par un manque à gagner de 145 millions d’euros - pour le seul conseil général des Côtes-d’Armor, il s’élève à 1,5 millions, soit un point de fiscalité supplémentaire à la charge des contribuables. Cette politique sera d’ailleurs peu bénéfique aux petites entreprises.

Autre motif d’insatisfaction : le plafonnement à 60 % des revenus des impôts directs versés par les contribuables, intégrant les impôts locaux. C’est le fameux « bouclier fiscal ». Ici encore, on ne peut tolérer que les ressources locales deviennent les simples variables d’ajustement des options fiscales gouvernementales.

Le pacte de confiance entre État et élus est-il rompu ?

La rupture se situe davantage dans l’idée que le gouvernement se fait de la décentralisation. Il paraît crispé, comme s’il ne faisait plus confiance à ses élus. Et ce sentiment est d’autant plus perceptible qu’une majeure partie des élus se situe aujourd’hui à gauche de l’échiquier politique.
par Didier Arnal publié dans : Actualité du Conseil général du Val d'Oise
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Vendredi 21 octobre 2005
Voici le texte de la question d'actualité présentée par le groupe socialiste lors de la séance publique du 21 octobre 2005 :

Objet : structures d’accueil des bénéficiaires du Revenu Minimum d’Insertion (RMI) dans le Val d’Oise

Monsieur le Président,

En 2004, le nombre d’allocataires du RMI a progressé de plus de 13% sur le département du Val d’Oise, et pour 2005 on s’attend à une progression similaire voire beaucoup plus élevée. Le territoire le plus affecté est celui de la Plaine de France même si les autres territoires ne sont malheureusement pas en reste.

Dans le domaine de l’insertion, c’est le Conseil général qui dispose de la compétence notamment à travers les structures accueillant les personnes allocataires du RMI.

Toutefois, les actions financées par le Conseil général du Val d’Oise ne sont pas à la hauteur des attentes des valdoisiens. Je prendrai pour illustration la situation de la Plaine de France où seulement deux pôles permanents d’insertion interviennent ce qui correspond à une possibilité d’accueil de 500 places par an.

Depuis 2003, la situation s’est aggravée : le pôle permanent d'insertion de Goussainville a fermé ses portes, le pôle permanent d'insertion de Villiers-le-Bel a été fermé suite à la demande du Conseil général (pour des causes légitimes mais pour l’instant aucune structure n’a pris le relais), les actions conventionnées « Action Plurielle Formation » Dynamique Insertion à Sarcelles, « Action Plurielle Formation »  cadres à Garges-lès-Gonesse et « Action Plurielle Formation »  artistes ont été arrêtées par le Conseil général.

Face à ce manque critique de structure, il devient impossible de gérer un accompagnement correct des bénéficiaires d’autant que les services sociaux et les ANPE locales orientent de plus en plus de personnes vers les deux pôles permanents d’insertion.

Cette situation ne permet plus aux bénéficiaires du RMI d’intégrer un parcours d’insertion, les pôles permanents n’ont plus les moyens de répondre aux exigences du Conseil général en terme de sorties en emploi ou en formation et par conséquent d’accompagner les bénéficiaires après leur sortie du dispositif.

Cet exemple sur l’est du département met en lumière les carences du Conseil général en matière d’offre d’insertion des Rmistes. Monsieur le Président, que comptez-vous faire ?


par Didier Arnal publié dans : Actualité du Conseil général du Val d'Oise
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander

Publicité

Contact

>> courrier
 
Didier Arnal 
Conseil général du Val d'Oise 
2 avenue du Parc 
95032 Cergy-Pontoise cedex
 
ou 

14 avenue du 8 mai 1945
95200 Sarcelles
   
>> mail  

C.V

Je suis né le 8 sept. 1961 à Riom-ès-Montagnes dans le Cantal
Marié, deux enfants
Titulaire d'un DESS économie-finances

Membre du Parti Socialiste depuis 1979

Membre de l'institut Pierre Mendès France

Mandat en cours :

Président du Conseil général du Val d'Oise
Conseiller général
Sarcelles Sud-Ouest

Anciens mandats :
Député du Val d'Oise
Maire-adjoint de Sarcelles chargé des finances
et du personnel de 1995 à 2002
Vice-pdt de Val de France de 1996 à 2002
 

Recherche

Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus