Vendredi 23 février 2007
Là voilà la rupture tranquille de Sarkozy, défaire ce que lui-même a fait. Si cela n'était pas qu'un coup politique, à quelques semaines des élections, on pourrait en rire...










Supprimée par le ministre de l'Intérieur en 2002, elle fait l'objet d'une mission de réflexion lancée par le candidat...

Police de proximité : Sarkozy retourne son képi

Par Jacky DURAND
QUOTIDIEN : vendredi 23 février 2007

Le front de la présidentielle s'est déplacé hier sur la ligne «du bleu dans la rue», comme on dit dans les commissariats. Autrement dit, la police en uniforme, celle qui patrouille sur la voie publique et qui recueille les plaintes au contact de la population. Après Ségolène Royal, qui en a fait l'une des 100 propositions de son pacte présidentiel, la «police de quartier» fait désormais l'objet d'une mission confiée par Nicolas Sarkozy à un groupe d'experts, dont Alain Bauer, président de l'Observatoire national de la délinquance, ancien rocardien et vieux routier de la pensée sécuritaire.
«Cinglant démenti». A peine annoncée, l'initiative du ministre-candidat a été aussitôt taclée par le PS, qui a dénoncé «un aveu de faiblesse et un cinglant démenti qui invalide toute la politique menée par la droite depuis cinq ans». La secrétaire nationale du PS chargée de la sécurité, Delphine Batho, a estimé que «la suppression de la police de proximité a eu des conséquences néfastes et désastreuses que tout le monde déplore aujourd'hui» et que la mission de Nicolas Sarkozy «ne relève certainement pas de la coïncidence» avec la proposition de Royal.
Personne n'a oublié dans la «maison poulaga», l'humiliation publique faite par le ministre de l'Intérieur à la «pol'prox», la police de proximité initiée sous ses prédécesseurs du gouvernement Jospin. C'était le 3 février 2003 à Toulouse : «La police n'est pas là pour organiser des tournois sportifs, mais pour arrêter des délinquants, vous n'êtes pas des travailleurs sociaux», avait asséné Sarkozy à trois îlotiers d'un quartier sensible. Quelques jours plus tard, Jean-Pierre Havrin, directeur départemental de la sécurité publique de Toulouse et pilier de la police de proximité sous la gauche, était muté pour des résultats jugés mauvais en matière de taux d'élucidation des affaires.
Réactiver. Tétanisé sur les questions de sécurité depuis le 21 avril 2002 et le «matraquage» médiatique de Sarkozy, le PS a exhumé la pol'prox lors de son congrès du Mans, juste après les émeutes de novembre 2005 en dénonçant au passage la détérioration des relations police-population dans les quartiers sensibles engendrée par la politique du ministre. Un constat repris en novembre 2006 par 28 sénateurs de tous bords politiques composant une mission d'information sur les quartiers en difficultés. Dans leur rapport, les parlementaires préconisaient que soit réactivée «une véritable police de proximité ayant la confiance de la population et des jeunes». Le 7 novembre, Dominique de Villepin enfonçait le clou en plaidant «pour une police de la tranquillité publique» aussitôt flinguée par son ministre de l'Intérieur : «Si la seule chose qu'on nous propose, c'est de recommencer ce qui a fait faillite, les mêmes causes produiront les mêmes effets.»
Une mauvaise nouvelle n'arrivant jamais seule, c'est l'Unsa-police, un syndicat de gauche ayant fait campagne pour un retour de la pol'prox, qui a remporté les élections professionnelles dans la police, en novembre. Son secrétaire général, Joaquin Masanet, fait d'ailleurs partie du groupe d'experts missionné par Sarkozy sur «la police de quartier». «Je préfère être dedans que dehors. J'y suis en tant que syndicaliste policier et membre du Conseil économique et social», affirme-t-il quand on lui fait remarquer qu'il est proche de Royal.
Fossoyeur. Le groupe, qui rassemble aussi les directions générales de la police nationale, de la sécurité publique et des Hautes Etudes de sécurité (Inhes), doit rendre ses propositions sur la «police de quartier» pour la mi-mars. Reste à savoir ce que le ministre, fossoyeur de la pol'prox, en fera. «Il n'y a que les imbéciles qui ne se trompent pas», estime un des experts missionnés.


http://www.liberation.fr/actualite/politiques/236908.FR.php
par Didier Arnal publié dans : Au jour le jour...
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Lundi 19 février 2007


Comme chacun le sait, le leader mondial du transport express Fedex, est une source permanente de nuisances pour les riverains de l’aéroport de Roissy.
C’est aussi pour cette entreprise que le Vice Président du Conseil Général Yanick PATERNOTTE, candidat UMP aux législatives sur la neuvième circonscription est prêt à toutes les courbettes et souhaite mobiliser les financements publics qui permettront de créer une gare TGV Fret. Ce projet ne manquera pas d’aggraver les nuisances pour nos habitants puisqu’il aura un effet multiplicateur sur la quantité de marchandises susceptibles d’être expédiées par avions.

Monsieur Paternotte, par ailleurs Président du Comité d’expansion économique du Val d’Oise (CEEVO) en fait vraiment trop pour une entreprise que la reconnaissance n’étouffe pas.L’entreprise FEDEX pouvait faire le choix d’apporter des contreparties aux riverains pour les nuisances qu’elle leur impose en implantant dans notre région son siège européen. Et bien non ! Fedex, ne tient aucun compte des nombreux avantages dont elle a déjà bénéficié (taxe professionnelle), ni des populations riveraines de l’aéroport qui supportent son manège aérien depuis tant d’années.
L’entreprise a décidé de privilégier la Belgique, le Brabant Wallon, pour installer en 2009 son nouveau siège de 18300 M² (première tranche !!).
Il s’agira de son quartier général pour l’Europe, le Moyen-Orient l’Inde et l’Afrique. Le coût du projet est estimé à 67 millions d’euros, porte sur un terrain de 4 à 5 hectares et sur un bâtiment de 15000 à 17000 M2. Il accueillerait entre 600 et 800 salariés. Il sera réalisé par le promoteur immobilier CODIC. La fiscalité avantageuse de la belgique pour les sièges d’entreprises n’est probablement pas pour rien dans ce choix, pour un groupe où seule la logique financière compte et où l’on ne considère les populations de Roissy qu’avec dédain. Parmi les raisons affichées en faveur du choix du Brabant Wallon, certaines laissent perplexes: “ses connections aisées avec le centre ville et les aéroports” par exemple !!! Quant aux populations riveraines de Roissy, elles ne seraient bonnes qu’à accueillir le hub, les avions, les nuisances et les emplois peu qualifiés !!!

Ceux qui déroulent le tapis rouge à FEDEX et nous vantent sans sourciller les mérites de cette entreprises feraient bien d’y réfléchir à deux fois avant de mobiliser nos impôts pour financer des nuisances supplémentaires (projet CAREX). Quant à Jérôme CHARTIER, Maire de Domont qui est allé soutenir la candidat Paternotte à Gonesse et Goussainville, il aurait été mieux inspiré de lui demander d’arrêter de soutenir des projets ou des idées qui vont apporter plus de nuisances au canton de Viarmes et de lui demander d’agir plus efficacement pour que l’entreprise FEDEX considère différemment nos populations, en leur apportant enfin de vraies contreparties et en installant son siège sur ce territoire !!!


Toute l'actualité deu canton de Viarmes sur le site de la section PS :
http://canton-viarmes.parti-socialiste.fr/
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Mercredi 14 février 2007
Dimanche à Villepinte, la France et la Gauche ont retrouvé une voix.

Le 6 mai prochain à l’issue du deuxième tour de l’élection présidentielle, nous connaîtrons le choix des Français pour présider aux destinées de notre pays.

Dès le premier tour, le 22 avril, nous devrons marquer d’une manière irréversible notre volonté d’être gouvernés par une présidente de la république forte, déterminée, enthousiaste et à l’écoute de tous nos concitoyens.

Elle l’a démontré ce 11 février 2007 devant plus de 20 000 personnes.

C’est la femme de la situation. Elle est fidèle à l’histoire de la gauche, à ses valeurs de justice sociale. Elle est déterminée à changer les choses qui ont besoin de l’être.

Avec elle, nous sommes certains que ses paroles seront couronnées par l’action. Ce qu’elle dit, elle le fera.

Notre circonscription, une des plus importantes en terme d’habitants, montrera je l'espère par son vote la volonté du Val d’Oise à suivre une femme forte et efficace. Il nous appartient à tous de décliner cette volonté, de gagner tant lors des élections législatives des 10 et 17 juin 2007, qu’en mars 2008 pour les élections municipales et cantonales.

J’ai totalement confiance en Ségolène Royal.

Je souhaite que la grande majorité des électeurs partage ce sentiment afin qu’il devienne une réalité pour tous les français.
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Lundi 22 janvier 2007

Tristesse et immense respect ce matin en apprenant la mort de l'Abbé Pierre. Agé de 94 ans, l'abbé Pierre avait été hospitalisé la semaine dernière suite à un léger malaise. Il était l'une des personnalités les plus appréciées des Français et avait fait du combat pour les déshérités la cause de son existence.

sa vie (biographie wikipedia)

Fondation Abbé Pierre

Biographie et bibliographie, sur le site Emmaüs international

Vidéo: L'Abbé Pierre en 1954. Après sa déclaration sur la pauvreté, il est en visite à Genève. Une archive de la Télévision suisse romande

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Mardi 16 janvier 2007
Fin 2006, j'ai pris contact, suite à un article paru dans le Parisien avec un homme habitant dans un camping du Val d'Oise et qui se voyait refuser l'inscription sur les listes électorales. Cette personne était victime d'une forme différente de double peine mais tout aussi condamnable : les accidents de la vie l'avaient obligé à loger dans un camping, et ils se voyait perdre son droit premier de citoyen, le droit de vote.

Avec l'aide du responsable socialiste du Canton de Viarmes, j'ai multiplié les interventions auprès de la Mairie concernée, du Préfet du Val d'Oise, du Médiateur de la République. Il fallait agir vite et obtenir un résultat avant le 31 décembre 2006.

Les interventions pour lui faire obtenir une carte d'électeur ont porté leurs fruits. Il figure aujourd'hui sur la liste rectificative des électeurs inscits de la commune où il réside.

Le Parisien Val d'Oise qui avait médiatisé la situation de ce campeur malgré lui, mais citoyen avant tout, doit prochainement faire un retour sur ce dossier.

par Didier Arnal publié dans : Au jour le jour...
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Dimanche 14 janvier 2007

Agir au plus près des Franciliens et de leurs attentes, par le développement de la démocratie de participation, est une volonté du conseil régional d'Ile de France pour la mandature 2004-2010. L'objectif est de favoriser l’implication des citoyens, qui veulent être davantage associés aux décisions qui les concernent.

Plusieurs projets se sont déjà concrétisés. Dès novembre 2004, l’assemblée régionale a voté la création d’un nouvel organe consultatif, le conseil régional des jeunes (C.R.J.). L’année suivante, c’est un conseil régional consultatif des citoyennes et des citoyens handicapés (C.R.C.C.H.) qui a été installé.

Concernant le Conseil régional des Jeunes, la commission "éducation, actions citoyennes et prévention" est très active. Elle a par exemple proposé et réalisé une campagne pour inciter les jeunes à aller voter, campagne qui verra le jour fin mars-début avril. Ses membres participent à des actions de lutte contre le racisme, ou s'investissent pour sensibiliser aux grands drames passés (déplacement sur ces sujets au Rwanda et en Israël).Le CRJ a aussi remis un rapport au Président du Conseil régional sur les violences urbaines de 2005. Comme on peut le voir, ces lycéens, étudiants, apprentis s'investissent, agissent et ne sont pas des gadgets.

Par ailleurs, les Franciliens sont invités à des comptes rendus de mandat. Une occasion pour les citoyens de s'exprimer sur leurs attentes, et pour l'exécutif de mieux faire connaître l’institution régionale et son action.

La Région apporte enfin un soutien financier aux associations à but non lucratif, pour le montage de projets favorisant la participation des Franciliens à la vie citoyenne, ou contribuant à l’affirmation de l’identité francilienne. Égalité hommes-femmes, mise en valeur des grands principes de la République, développement de la lutte contre les discriminations font partie des nombreux thèmes éligibles, dans le cadre d’appels à projets lancés par la Région sur le site www.iledefrance.fr .

Malheureusement, on ne peut pas dire que le département du Val d'Oise en fasse autant pour être à l'écoute des valdoisiens et développer la démocratie de proximité. Il n'est pas suffisant de faire de temps en temps un petit sondage ou un questionnaire via le Mag du Val d'Oise. Dans ce domaine, le Conseil général a clairement un temps de retard...

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Mardi 9 janvier 2007
Bonjour,

Je  vous souhaite, vous visiteurs réguliers de mon blog, une année 2007 heureuse pour vous et vos proches.
Celle-ci sera importante pour l'avenir de tous les français qui devront s'exprimer lors de deux scrutins majeurs.
Je suis fortement concerné par le second scrutin, l'élection législative dans la 7e circonscription du Val d'Oise, qui se tiendra les 10 et 17 juin.
Cette campagne est lancée depuis quelques semaines ( site Internet, distribution de tracts, affichage...) et la prochaine étape est ma participation à la cérémonie des voeux de la section PS de Domont le 21 janvier.

Bonne année,

Amicalement

Didier Arnal
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Samedi 28 octobre 2006
Le site du Parti socialiste nous propose un reportage sur le désengagement de l'Etat en Seine-et-Marne (77), le plus grand département d'Ile-de-France, qui a basculé à gauche en 2004.




Voyage en Seine-et-Marne, touchée de plein fouet par les désengagements successifs de l’État. Routes nationales, politiques de solidarité, entretien du patrimoine… Tous les aspects de la vie locale pâtissent désormais des conséquences directes des transferts de charges.

« C’est l’État qui invite et les départements qui trinquent. » Claudy Lebreton s’en amuserait presque, si la situation n’était à ce point dramatique. Plusieurs années déjà que le président de l’Assemblée des départements de France (ADF) sillonne le territoire. Hier en Bretagne, aujourd’hui en Seine-et-Marne. Et partout le même constat. Celui d’un gouvernement qui, sous couvert de décentralisation, déleste, sur les collectivités, de nombreuses dépenses. Et, face à lui, la mine déconfite d’élus contraints de courber l’échine pour compenser, à l’euro près, le financement des transferts résultant de la sinistre loi du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales.

Réforme de la dotation globale d’équipement (DGE), plafonnement de la taxe professionnelle et bouclier fiscal s’ajoutent ainsi à la liste déjà longue des champs de compétences - RMI, Handicap, assistants familiaux, APA, modernisation de la sécurité civile - à la charge exclusive des conseils généraux.

Désengagements successifs

La Seine-et-Marne a payé pour le savoir. La dette de l’État y atteint désormais le chiffre-record de 30 millions d’euros, pesant lourdement sur l’équilibre budgétaire du département. Après le RMI, en 2004, le Fonds de solidarité logement (FSL) et le Fonds d’aide aux jeunes (FAJ), en 2005, la voilà contrainte de supporter le transfert des routes nationales, des techniciens ouvriers et de service des collèges (TOS), des agents de la DDE et de prestations nouvelles dans le domaine du handicap. Sans oublier la sectorisation des collèges, la gestion des aérodromes et l’aménagement foncier rural.

Lourd, très lourd pour un département qui s’efforce, bon gré mal gré, de poursuivre, voire d’amplifier ses politiques. En témoigne la mise en œuvre récente d’un plan de 1 000 places pour la petite enfance, d’un schéma bleu pour les personnes âgées ou d’une aide à la restauration scolaire, en sus d’un plan départemental de l’eau.

En voisins, Michel Berson, président du conseil général de l’Essonne, et Christian Favier, chef de file (PCF) du Val-de-Marne, sont venus apporter leur soutien à l’hôte du jour, Vincent Eblé. Claudy Lebreton a tenu, lui aussi, à témoigner sa solidarité au patron de l’exécutif seine-et-marnais, ce 25 octobre, au hasard d’une visite qui lui réservera bien des surprises.

Propriété de l’État, le Château de Champs-sur-Marne souffre d’un défaut récurrent d’entretien qui a valu à son possesseur de fermer ses portes au public. « Les installations techniques sont vétustes et ne répondent plus aux normes dans un établissement recevant des visiteurs, tempête Vincent Eblé. L’étude de la réfection est réalisée depuis 1998, mais nous attendons toujours les travaux, pour un coût estimé à 2 500 000 €. » Le parc a, pour sa part, gravement été touché par la tempête de 1999. Seuls 10 % d’espaces boisés ont été restaurés sur un total de quarante hectares… Sans parler des crédits d’entretien courant, mis à la disposition de l’architecte des bâtiments de France, qui se révèlent notoirement insuffisants pour couvrir les besoins. Pis, l’État entend transférer, dès l’an prochain, sa charge de propriétaire au Centre des monuments nationaux (CMN), établissement public, désigné, pour l’occasion, maître d’ouvrage. « Mais, avec quels crédits ? », s’interroge Vincent Eblé.

Incurie de l’État

Non loin de là, l’A99, transférée depuis peu au département. « Les murs de soutènement nécessitent plusieurs millions d’euros de travaux pour assurer la sécurité des usagers », signale le président du conseil général. Ouverte dans les années 80, cette voie autoroutière est longue de cinq kilomètres. Faute d’entretien, elle vient d’être déclassée. Les travaux ont, il est vrai, été reportés d’années en années. Au point que les élus ont exigé une compensation financière totale avant tout transfert. « L’État a reconnu son incurie sur ce dossier », déplore l’édile socialiste. Au total, près de 340 km de routes nationales ont été transférés au département, portant ainsi le nombre de kilomètres à sa charge à 4 340 km, qui s’ajoutent aux quelque quatre cents agents de la DDE placés sous sa coupe. « Le conseil général devra consacrer 13 millions d’euros à la remise en état de ce patrimoine, poursuit Vincent Eblé. Or, l’État ne nous accordera que 400 000 € de compensation financière. À ce rythme, il nous faudra 34 années pour parvenir à nos fins ! ».

Le constat vaut également pour la Maison des enfants de Champs-sur-Marne. Inaugurée en septembre 2005, cette structure qui rassemble, sur un même site, une crèche familiale, une mini-crèche, un relais d’assistantes maternelles et un centre de loisirs, occasionne un coût de 560 000 €. Neuf mois plus tôt, la CAF donnait son accord pour subventionner 239 000 €. « À ce jour, et alors que la Maison est ouverte depuis plus d’un an, la commune de Champs-sur-Marne assume seule les dépenses d’investissements, fulmine Vincent Eblé. Tant et si bien que la municipalité, qui envisageait de réaliser un nouvel équipement destiné à la petite enfance, va peut-être devoir faire marche arrière. »

Injustice

Et que dire de la Maison de retraite du « Grand Pavois », située à Saint-Fargeau-Ponthierry ? À quelques semaines seulement de l’ouverture de l’établissement, le maire et son équipe se sont vus refuser les crédits alloués à la médicalisation. À charge, pour les usagers, l’assurance-maladie et le conseil général d’en supporter les surcoûts. « Cette infrastructure répond pourtant parfaitement à la commande publique, en offrant tous les services nécessaires », estime le maire, Lionel Walker, également vice-président de l’exécutif départemental.

Les instances administratives ont autorisé l’association PAMI à engager les travaux de construction sur la base d’un projet budgétisé intégrant, notamment, le financement par l’État des dépenses de soin, pour un montant mensuel de 60 000 €. Ce qui a valu à l’association de s’endetter à hauteur de 6 millions. Las ! Courant août, l’État lui notifiait « que la programmation de ses dépenses, sur la période 2006-2008, ne lui permettait plus d’assurer ce financement, peste Lionel Walker. À moins de trois mois de la date d’ouverture, programmée le 10 janvier, ses dirigeants ignorent s’ils devront priver les résidents de personnel médical, ou leur facturer, ainsi qu’au département - pour les bénéficiaires de l’aide sociale - les coûts que l’État refuse de prendre à son compte, et ce, jusqu’en 2009 au moins. »

« Injustice ! », s’exclame Vincent Eblé. 814 personnes âgées ne pourront disposer des conditions optimales d’accueil. Seuls 261 lits seront financés d’ici 2008, par des organismes privés, pour la plupart. « De quoi s’interroger à quelques kilomètres seulement de la ville de Meaux administrée par le ministre du Budget, Jean-François Copé, qui s’est toujours dit prêt à rembourser, à l’euro près, les compétences transférées, ironise Claudy Lebreton. Gageons que notre présence aura permis de démontrer la réalité financière à laquelle nous sommes confrontés. »

Bruno Tranchan
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Didier Arnal 
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C.V

Je suis né le 8 sept. 1961 à Riom-ès-Montagnes dans le Cantal
Marié, deux enfants
Titulaire d'un DESS économie-finances

Membre du Parti Socialiste depuis 1979

Membre de l'institut Pierre Mendès France

Mandat en cours :

Président du Conseil général du Val d'Oise
Conseiller général
Sarcelles Sud-Ouest

Anciens mandats :
Député du Val d'Oise
Maire-adjoint de Sarcelles chargé des finances
et du personnel de 1995 à 2002
Vice-pdt de Val de France de 1996 à 2002
 

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