Vendredi 30 novembre 2007

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“10 propositions pour le pouvoir d’achat”

Augmenter les salaires

> une conférence sur les salaires pour augmenter le SMIC et les rémunérations, en liant l’exonération des cotisations sociales pour les entreprises à l’augmentation des salaires ;
> un plan de rattrapage des traitements dans la fonction publique ;
> une revalorisation immédiate de 5 % des petites retraites ;

Baisser les prix des produits alimentaires

> la répercussion en faveur des consommateurs des marges obtenues par la grande
distribution sur les producteurs ;
> une incitation fiscale pour faire baisser les prix des produits de première nécessité
(céréales, produits laitiers, fruits et légumes).
Diminuer le coût du logement

> l’encadrement des loyers pour l’année 2008, indexés sur le seul coût de la vie ;
> la création d’un service public de la caution pour faciliter l’accès au logement ;
> le respect de la loi obligeant les communes à créer 20 % de logements sociaux.
Maîtriser le prix de l'énergie

> la baisse des taxes sur l’essence (rétablissement de la TIPP flottante) ;
> la généralisation du « chèque transport », pour aider les salariés dans leurs déplacements
(financé par un prélèvement sur les super-profits des compagnies pétrolières).

par Didier Arnal publié dans : Actualité nationale
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Jeudi 25 octobre 2007

L'hebdo des socialistes 463


> Collectivités locales : un hold-up budgétaire











La discussion budgétaire s’est ouverte et personne ne croit aux chiffres sur lesquels le gouvernement se fonde: ni sur la croissance qui est en panne ni sur les déficits qui explosent.

Cette discussion budgétaire est celle des fauxsemblants. Ce projet de budget en cache un autre qui portera la marque de l’austérité et les Français le découvriront fin mars après les élections municipales. Mais pour les collectivités territoriales,le tour de vis est pour aujourd’hui. L’augmentation réelle de la dotation aux collectivités sera, non pas de 1,6 % comme le prétend la loi de finances, mais limitée à 0,71 %, alors que l’inflation est de 1,71 % et de 3,9 % si l’on tient compte du «panier du maire», indice calculé à partir des dépenses réelles des collectivités.

 

Ainsi, une fois de plus, l’État se défausse de ses difficultés sur les élus locaux.Il l’a fait ces dernières années avec des transferts de compétences (gestion du RMI, de l’allocation dépendance,des personnels TOS…) sans transfert des moyens nécessaires. Il le fait aujourd’hui en limitant les crédits pour les collectivités locales dans le budget 2008. Petit retour en arrière : en juillet, M. Sarkozy annonce un plan de 15 milliards de mesures fiscales. Ce paquet fiscal devait provoquer un «choc de croissance» qui n’est jamais arrivé, il ne reste plus que l’injustice des mesures prises. Et c’est en partie sur le dos des élus locaux que vont être financés ces avantages fiscaux dont bénéficieront les ménages les plus aisés.

 

Comment bâtir la relation de confiance indispensable entre les élus locaux et l’État quand les finances locales deviennent la variable d’ajustement des finances publiques? Quand ni le Premier ministre, dans sa déclaration de politique générale, ni le président de la République, dans son discours sur les institutions, n’accordent de place aux collectivités locales ?

 

Si ces orientations budgétaires étaient confirmées, alors le tandem Fillon-Sarkozy devra compter avec la colère des élus locaux.

 
Christophe Borgel,
secrétaire national chargé des élus.

 


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par Didier Arnal publié dans : Actualité nationale
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Mercredi 10 octobre 2007
L'image “http://www.touchepasamonadn.com/images/title.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

Cette proposition dit trois choses, qui toutes les trois doivent susciter l’opposition des humanistes et des républicains.

Le texte dit, entre les lignes, que les immigrés sont des fraudeurs. Il faut rappeler (on l’oublie souvent) qu’il s’agit ici de la venue en France de familles et d’enfants d’immigrés en situation régulière sur notre territoire ! On donne donc à entendre que ces immigrés qui ont des papiers, qui travaillent, se chargent volontiers de femmes et d’enfants qui ne sont pas les leurs avec la seule vocation de gruger l’Etat français.

Le texte dit ensuite, sur le fond, que la filiation, pour ces gens là, ne peut être prise en compte que si elle est biologique. Et que toutes les formes de filiation qui nous adviennent à nous tous les jours, familles recomposées, adoptions de droit ou de fait, ne sont pas un droit de l’homme, mais un droit de l’homme développé.

Chez nous, on comprend que la filiation est affective, chez eux il convient qu’elle soit biologique.

Le texte dit enfin que pour la régulation sociale, l’analyse génétique sera désormais un recours légal, une pratique régulière et admise, au lieu d’être cantonnée et tenue en lisière. Ces trois affirmations ne sont pas du « détail ». Il est de l’honneur de notre pays et de son Conseil constitutionnel de dire que ce texte n’est pas conforme aux valeurs républicaines, philosophiques et spirituelles de la France.


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par Didier Arnal publié dans : Actualité nationale
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Lundi 3 septembre 2007



Cette journée restera comme une journée noire pour le contribuable français avec l’annonce de la privatisation de Gaz de France, contrairement aux promesses du Président de la République faites devant la représentation nationale lorsqu’il était ministre des Finances.

Il est en effet pour le moins paradoxal de se priver d’un outil de régulation majeur, alors que les marchés de l’énergie sont de plus en plus imprévisibles, que l’énergie est un poste de dépense sans cesse croissant pour les ménages, amputant de façon considérable leur pouvoir d’achat. D’autant que dans le même temps, les bienfaits supposés de l’ouverture à la concurrence des marchés de l’énergie sont de plus en plus questionnés à travers l’Europe.
Les arguties du gouvernement sur les effets du maintien d’une minorité de blocage du secteur public au sein de la nouvelle entité constituée avec Suez, ne pourront pas masquer longtemps la réalité d’une opération strictement financière et boursière, dont les consommateurs paieront, à n’en pas douter, la facture.
On est bien loin des discours de campagne du Président et de la mise en scène de sa prétendue opposition au projet l’année dernière, qui n’était, on le voit aujourd’hui, qu’un jeu de dupes destiné à mettre en difficulté le Premier ministre et rival potentiel d’alors.
Le Parti socialiste s’est lui toujours opposé avec force à la privatisation de Gaz de France par fusion avec Suez, privilégiant la constitution d’un pôle public de l’énergie autour d’EDF et de Gaz de France.
Il déplore que cette option n’ait pas été réellement discutée et que malgré la grande qualité du travail des parlementaires socialistes sur ce sujet, le gouvernement n’ait pas jugé bon de repasser devant l’Assemblée nationale nouvellement constituée.

C’est d’autant plus regrettable que ces choix contestés et contestables, qui engagent durablement le pays, n’ont jamais fait l’objet d’une présentation claire pendant les campagnes présidentielles et législatives.
par Didier Arnal publié dans : Actualité nationale
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Jeudi 30 août 2007


Par Michel Sapin, secrétaire national du PS



Depuis son élection, le Président de la République est omniprésent. Cette occupation de l’espace médiatique n’a d’autre but que de détourner les esprits pour masquer ses insuffisances sur le front de la croissance et du pouvoir d’achat, ainsi que la dégradation des comptes publics.

Le candidat Sarkozy avait promis que le retour de la confiance engendrerait celui de la croissance. Son échec est aujourd’hui programmé – ni confiance, ni croissance - car il a commis trois erreurs majeures au cours de ses 100 premiers jours.

La première erreur, c’est l’adoption du « paquet cadeau fiscal ». La note est élevée : plus de 15 milliards d’euros par an, alors même que la croissance est molle (1,8 %) et que les perspectives budgétaires sont particulièrement alarmantes, et les faits le prouvent, sans effets positifs sur notre économie.

La deuxième erreur, c’est la dérive de la dette. En hausse de 35 milliards d’euros au cours des trois derniers mois, elle atteint désormais 1175 milliards d’euros (65% du PIB). En la laissant filer, la majorité transfère une charge inacceptable sur les générations à venir. De plus, l’actuelle remontée des taux d’intérêt à long terme risque d’accroître sa charge de 4 à 5% par an, la faisant passer de 39 milliards en 2007 (deuxième poste du budget) à 46 milliards d’euros à 2010, soit 7 milliards d’euros de plus chaque année, réduisant ainsi encore en peu plus la maigre marge de manœuvre budgétaire de l’Etat. La désinvolture de Nicolas Sarkozy vis-à-vis de cette question de la dette est la marque d’une irresponsabilité fautive.

La troisième erreur, c’est l’inaction sur le terrain de la compétitivité profonde : rien pour la recherche, l’innovation, l’investissement, la formation ou l’éducation, si ce ne sont des mots vides et des coupes claires. En conséquence, la progression de l’investissement est nulle, tout comme celle de l’emploi marchand au deuxième trimestre (-16.500 postes dans l’industrie, ralentissement de la progression dans les services,…). Quant à la balance commerciale, elle accuse déjà un déficit de 15 milliards (alors que l’Allemagne réalise un excédent de 73 milliards d’euros).

Ces échecs amènent les socialistes à poser trois questions au Président de la République :
Qui paiera la facture ? En effet, la croissance étant aujourd’hui inférieure quasiment de moitié (1,8%) à celle nécessaire à la réduction des déficits et au paiement du paquet fiscal (3%), le gouvernement va devoir recourir à une hausse des prélèvements, comme le laisse déjà entrevoir ses déclarations sur l’expérimentation de la TVA sociale, le financement du plan Alzheimer ou bien le Grenelle de l’environnement. Les Français doivent savoir qui paiera le prix des choix catastrophiques et des préférences fiscales de la majorité ;
Quand cessera le déni de réalité sur la croissance ? L’ensemble des données disponibles converge pour la situer aux alentours de 1,8%, c’est-à-dire bien loin de 2,25% à 2,5% avancés par le gouvernement pour bâtir son budget. Si le gouvernement maintenait ses prévisions, la confiance des français vis-à-vis de ses élus en pâtirait, tout comme celle de nos partenaires européens ;
Quand les PME seront-elles enfin la priorité du gouvernement ? En choisissant l’université d’été du MEDEF pour prononcer son premier grand discours de politique économique, le Président de la République entérine sa préférence pour les grands groupes. Ce choix, qui s’opère au détriment des TPE et des PME, est à contresens de ce qu’il faudrait faire, c’est-à-dire orienter les aides et la commande publique en direction des PME, en mettant en place des mesures ciblées et adaptées.
par Didier Arnal publié dans : Actualité nationale
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Didier Arnal 
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C.V

Je suis né le 8 sept. 1961 à Riom-ès-Montagnes dans le Cantal
Marié, deux enfants
Titulaire d'un DESS économie-finances

Membre du Parti Socialiste depuis 1979

Membre de l'institut Pierre Mendès France

Mandat en cours :

Président du Conseil général du Val d'Oise
Conseiller général
Sarcelles Sud-Ouest

Anciens mandats :
Député du Val d'Oise
Maire-adjoint de Sarcelles chargé des finances
et du personnel de 1995 à 2002
Vice-pdt de Val de France de 1996 à 2002
 

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